Et le bonheur revient à la charge, comme d'avoir trop été retenu...

Et le bonheur revient à la charge, comme d'avoir trop été retenu...
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Les gouttes de pluie troublent l'immensité bleuâtre et s'élèvent dans le ciel de béton
telles des notes de piano, accompagnant le roulement des vagues qui s'effacent sur le sable mouillé, mouillé par le rythme des vagues au va et vient incessant, par les larmes du ciel qui pleure en silence, déversant sa peine d'assister chaque jour à la représentation de la bêtise humaine, redoublant d'imagination quand il s'agit de blesser.

L'océan n'est que le résultat de la tristesse d'un ciel accablé.




La beauté de l'éphémère se noie dans la simplicité.





La phOtO est signée d'Agathe P. cOmme c'est indiqué.
Et vOici sOn blOg, je n'accroche pas sOuvent les phOtOs, mais là...
Là, ça vaut la peine de prendre le temps de regarder =)





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# Posté le mardi 18 décembre 2007 13:19

Modifié le jeudi 20 décembre 2007 13:02

Je vais finalement pouvoir dire Joyeux Noël avec un grand sourire =)

Je vais finalement pouvoir dire Joyeux Noël avec un grand sourire =)
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Comme une pause dans un film heureux,
sauf que l'histoire aurait continuée à côté,
dénuée de joie.
Et puis tout d'un coup, tout recommence,
comme si de rien n'était,
et le bonheur revient.






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Un moment de vague, de baisse,
de vide, de plus rien.
Il n'y a pas à chercher,
on n'avance que tiré par le reste du monde,
mais on resterait bien seul,
laissant le reste avancer sans nous.
S'arrêter pour regarder tranquillement
une dernière fois en arrière,
avant de définitivement se lasser
et enfin se détourner.

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Il y a des choses qui sont ainsi.
Qu'il ne faut pas chercher à comprendre,
et que l'on se fiche de comprendre.
Ça laisse juste perplexe, et c'est ça qui est intrigant.
Que ça nous laisse perplexe.
Mais toujours quand je le regarde me regarder avec ses yeux d'amoureux,
je ne le comprends pas vraiment.
Ce n'est pas si grave.


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# Posté le dimanche 23 décembre 2007 16:10

Modifié le dimanche 23 décembre 2007 16:31

C'est dans ces moments là qu'on s'en rend compte...

C'est dans ces moments là qu'on s'en rend compte...
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Des mains chaudes, des mains rassurantes, une caresse.
Maigre reste, douloureux souvenir.
Les paysages défilent, la voiture roule vite le long de la route sinueuse au-dessus de la côte.
Un arrêt sur le côté. Ou plutôt un espace de gravier envahi par l'herbe verte qui s'accroche désespérément à la route afin de ne pas sombrer dans le vide de la mer.
Le crissement des pneus sur les cailloux, le moteur qui s'éteint, la portière qui claque.
Une légère bande de terre qui descend sur quelques mètres le talus, puis des rochers.
Une balade de saut entre les gros cailloux, les pieds nus, les chaussures laissés plus haut dans l'herbe.
Et le vent enfin. Le vent dans ses cheveux, le bruit de la mer, l'odeur des algues,
le clapotis de l'eau, les vagues qui viennent éclabousser ses petits pieds,
alors qu'elle regarde droite, l'horizon qui scintille devant elle.
Elle aurait voulu mettre une musique de fond pour rendre l'ambiance parfaitement mélancolique
et triste à pleurer que cela aurait tout gâcher. Les bruits de la mer emplissent si bien le paysage,
le doux paysage aux couleurs ravissantes de jaune et d'orangé.
Et elle se met à fredonner, fredonner cette chanson qui le lui rappelle tant, ces notes de musique,
ces paroles légères, ce bonheur plein la bouche.
Et son visage se fend, de ce sourire si enfantin, de ce rayon de soleil qu'elle lui a tant de fois adressé.
Son visage se fend, et ses yeux se ferment. Elle les aurait gardé ouvert que l'on aurait pu y voir cette lueur joyeuse, qui illustre mieux à elle toute seule ce qu'est vraiment le bonheur.
Des mains chaudes, des mains rassurantes, une caresse...




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# Posté le vendredi 04 janvier 2008 15:53

Modifié le vendredi 04 janvier 2008 16:37

JOURNAL D'UN COLLEGUE

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.........................19 septembre

...............Mon imprudence m'aura finalement rattrapé. On finit toujours par perdre la bataille
.......à force de s'amuser avec elle.
...............Les affaires marchaient trop bien, des petits coups par-ci par-là d'abord, histoire de
.......se faire la main, et puis la porte de la cour des grands avait finit par s'ouvrir devant moi.
.......Un gosse de vingt trois ans qui débarquait et doublait tous les anciens à la montée des é-
.......chelons, ce n'était pas de la chance mais du grandiose ! Voleur, truand, patron de truand
.......tout en restant à mon compte, la belle vie !
...............Et puis l'affaire de trop. Elle ne sentait pas bon, un novice l'aurait refusée. Mais que
.......voulez-vous, je n'étais pas un novice et j'avais du pouvoir et de l'expérience. Avec ce cou-
.......ple dans les poches, on se croit facilement invincible. Ce fut la dégringolade, la déchéance
.......après l'apogée. Quand vous allez au casino, généralement, il vous faut jouer un certain
.......temps avant de gagner beaucoup, mais vous pouvez aussi tout perdre en un seul coup de
.......dé. C'était pareil, sauf que j'étais un bon joueur. J'avais gagné aussi vite que j'ai perdu.
...............Me voici à présent entre ces quatre murs nus, avec pour tout bien que ce carnet et ce
.......stylo que j'ai eu le droit de garder. Maigre butin.



.........................23 septembre

...............La plus grande difficulté dans la vie de prison, c'est de s'habituer à la routine. Voilà,
.......rien de bien compliqué. Mais c'est comme toutes les premières fois, un minuscule trou dans
.......le ventre qui donne cette impression de vide, le paysage inconnu, les nouveaux compagnons
.......de voyage, on pourrait presque croire à un départ en colonie. À la différence que la valise est
.......bien plus légère, le cadre nettement moins chaleureux, le personnel encadrant doté d'un sens
.......de l'humour tout particulier et les autres colons beaucoup moins timides. Et puis de toute fa-
.......çon, au bout de trois jours on a déjà tout compris du système et on essaye de se faire à l'idée
.......de l'absence de changement futur.
...............Voilà, je ne connaissais pas la vie de prison, j'ai essayé, j'ai hâte de passer à autre chose.



.........................1er octobre

...............Jeannot, le gros baraqué, a des allures de motard avec son crâne rasé, son épaisse
.......moustache noire et son tatouage de Marylin sur l'épaule gauche.
...............Kris est allemand, ça se voit aux traits de son visage. Peut-être à son accent aussi,
.......sauf que je ne l'ai pas entendu, Kris ne parle jamais. Dès qu'il désire quelque chose, mê-
.......me si c'est le sel à table, il fait un geste ou fronce les sourcils et aussitôt Nick-toutou fait
.......en sorte qu'il l'ait. Nick, parce qu'il me semble qu'il y a longtemps, il s'appelait Nicholas,
.......mais ça remonte à loin. Et parce qu'il suit l'Allemand et répond à toutes ses volontés, pour
.......tout le monde c'est Nick-toutou.
...............Il y a Franky, Franky le finisseur d'assiettes, même quand c'est dégueulasse, Franky
.......aux histoires pourries. Finalement ça donne un petit personnage rebondi que personne
.......n'écoute plus à cause d'un trop plein de blagues à deux balles.
...............Hermann porte des lunettes sur son nez chargé de taches de rousseur et personne
.......ne sait vraiment ce qu'il fout là, le petit maigrichon. Mais personne ne demande, il y est
.......arrivé, le reste ne compte plus ou très peu.
...............En prison, la règle universelle est de ne pas chercher à retourner les passés. Si les col-
.......lègues vous ont dit la raison de leur petit séjour prolongé à l'ombre, c'est qu'ils en avaient
.......envie. Dans le cas contraire, on ne sait pas ce qu'il faisaient avant et puis point barre. Ça
.......laisse de l'occupation pour l'esprit.




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JOURNAL D'UN COLLEGUE

# Posté le vendredi 08 février 2008 12:22

Modifié le vendredi 08 février 2008 13:10

. Voilà l'Automne et ses couleurs, Les feuilles mortes et les malheurs Qu'elles emportent se déposent sur tous les coeurs. .

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C'était au matin, je me souviens de ton manteau vert,
Tu ne disais rien, l'aube trainait des pieds pour se lever,
Et les feuilles rouges partout, celles que tu regardais tomber.
Toujours - tu vois, je te connais encore - tu me soufflais cet air :
" Tu ne dis pas grand chose, je sais, tu te questionnes
Pourquoi toujours je les regarde.
Un jour, en un murmure je te le dirai, il me tarde
Mais pas encore, il est trop tôt, et ça t'étonne. "
Sur un air des Beatles tu chantais, tu les aimais je sais.
J'aimais quand tu les faisais chanter sur le gramophone,
Tu me prenais par la taille, tu me soulevais, tu me faisais valser,
Tourner tourner tourner, je fermais les yeux
Etourdie - tu savais bien le faire ça, m'étourdir,
Toujours tu arrivais à me faire perdre pied, tu riais, avec tes sourires.
Ils étaient rares, ils étaient beaux ! Juste simples, heureux,
juste ce qu'il fallait, Ah ! ça aussi tu savais sourire, et rire
De ton rire qui emporte, qui retourne les c½urs,
Celui qui donnait avec si peu tant de bonheur.





C'était au matin, je me souviens de ton regard rêveur,
Tu ne disais rien, tu as laissé l'aube doucement se lever
Et les feuilles rouges, celles que tu regardais tomber,
Quelques-unes sont restées, devant tes yeux, accrochées à ton c½ur.
Une tâche de couleur sur ton manteau vert, tu t'es retourné,
J'étais là, je t'admirais, tu m'as prise dans tes bras
Sans rien dire, tu m'embrassa, du doux baiser, le plus beau et le plus redouté.
" Je t'aime, tu vois je te le montre, je t'aime mais ça ne durera pas.
Je suis doux, je suis rempli d'amour, et je viens pour te dire que ça se finit là. "
Un baiser trop à la fois, celui qui ne devrait pas s'arrêter, celui qui ne devrait pas exister.
Il y a des maladies qui ne guérissent pas, et quand je les regarde
Tomber ces feuilles rouges, je regrette m'être dit " Il me tarde."
Le tien de mal était incurable, " Il n'essayent pas même de nous faire croire "
M'avais-tu dit, " juste : profitez, c'est tout ce qu'il reste à faire, il n'y a pas d'espoir. "
Tu vois comme il est horrible ce mot - espoir - de le prononcer j'en suis écoeurée.
Morceau de futur possible que l'on nous montre en omettant de signaler
Qu'il y a juste un énorme mur à franchir pour y accéder.






Ah vraiment, que je hais ce jour, ce matin là, et jamais je n'aurais pensé
Avoir si peu envie que tu me parles de tes feuilles rouges, et de pourquoi tu les regardais.



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 .      Voilà l'Automne et ses couleurs,   Les feuilles mortes et les malheurs    Qu'elles emportent se déposent sur tous les coeurs.   .

# Posté le samedi 03 mai 2008 12:49

Modifié le samedi 03 mai 2008 13:51