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¿ froid ?
Je pousse la porte et sent le vent qui me glace déjà les os et la peau alors que je ne suis pas encore sortie. Luttant pour retenir d'une main les pans de ma veste, je referme la porte de chêne de l'autre.
Dehors, la nature dort encore, comme suspendue dans son sommeil par le froid de l'hiver. Le pâle soleil qui pointe légèrement au-dessus de l'horizon baigne les arbres dénudés d'une faible lumière dorée.
Mes vieilles basket crissent sur les graviers du chemin tandis que je cherche désespérément à réchauffer mes doigts sous les rayons froids du soleil.
[...]
La grille du lycée est fermée. Comme d'habitude. Première encore une fois de cette course que je remporte chaque matin. Je me réveille obstinément à la même heure tous les jours, bien trop tôt pour que quelqu'un arrive avant moi, bien trop tard pour avoir le temps de finir mon livre, assise, recroquevillée devant le mur gris.
Qu'il est triste d'ailleurs ce mur ! Toujours gris. Et quand, par miracle, un dessin y est dessiné par un élève particulièrement inspiré, le gribouillage disparait le lendemain, englouti par l'immensité terne du mur de béton...
Je pousse la porte et sent le vent qui me glace déjà les os et la peau alors que je ne suis pas encore sortie. Luttant pour retenir d'une main les pans de ma veste, je referme la porte de chêne de l'autre.
Dehors, la nature dort encore, comme suspendue dans son sommeil par le froid de l'hiver. Le pâle soleil qui pointe légèrement au-dessus de l'horizon baigne les arbres dénudés d'une faible lumière dorée.
Mes vieilles basket crissent sur les graviers du chemin tandis que je cherche désespérément à réchauffer mes doigts sous les rayons froids du soleil.
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La grille du lycée est fermée. Comme d'habitude. Première encore une fois de cette course que je remporte chaque matin. Je me réveille obstinément à la même heure tous les jours, bien trop tôt pour que quelqu'un arrive avant moi, bien trop tard pour avoir le temps de finir mon livre, assise, recroquevillée devant le mur gris.
Qu'il est triste d'ailleurs ce mur ! Toujours gris. Et quand, par miracle, un dessin y est dessiné par un élève particulièrement inspiré, le gribouillage disparait le lendemain, englouti par l'immensité terne du mur de béton...
